Recherche économique sur le "développement de haute qualité"

D’après les principes fondamentaux de l’économie, ce que l’on appelle la « qualité » fait référence aux caractéristiques de valeur d’usage des produits, qui permettent de répondre aux besoins réels. L'entrée dans une nouvelle ère de développement de haute qualité reflète la véritable nature du développement économique et sa valeur d'usage pour répondre aux besoins croissants de la population en matière de qualité de vie. L'accent mis sur l'offre deviendra particulièrement important et fera l'objet d'une attention accrue. L'authenticité du développement économique est essentiellement motivée par la poursuite d'objectifs de qualité supérieure dans certaines conditions économiques.

Le caractère multidimensionnel et la richesse du concept de « qualité du développement » exigent un haut degré d’innovation dans le choix des stratégies et des modèles de développement. Il s’agit de créer systématiquement des atouts de développement, d’emprunter une voie à la fois réaliste et distinctive, et de répondre aux besoins de diverses manières efficaces et durables. Les besoins multiformes et sans cesse croissants de la population constituent la caractéristique essentielle d’un développement de haute qualité. Chaque région peut tirer parti d’atouts riches et variés en fonction de sa propre réalité. La qualité du développement est en fin de compte déterminée par la capacité du développement économique à répondre aux besoins croissants de la population en matière de qualité de vie. Les critères d’évaluation et les besoins liés à une vie de qualité ne se limitent pas à des exigences purement matérielles, mais se traduiront de plus en plus par des exigences relatives au développement global des personnes. Contrairement au mécanisme principalement guidé par la rationalité instrumentale qui prévalait lors de la phase de croissance rapide, la phase de développement de haute qualité doit s’appuyer sur un nouveau mécanisme d’action doté d’une valeur et d’une rationalité plus authentiques, c’est-à-dire une attention plus consciente portée aux objectifs stratégiques de développement capables de refléter plus directement les aspirations de la population et la véritable finalité du développement économique. Du côté de l’offre, ce nouveau mécanisme est guidé par l’innovation, tandis que du côté de la demande, il répond aux aspirations de la population. L’exigence inhérente à ce nouveau mécanisme dynamique réside dans la combinaison efficace de la rationalité instrumentale de l’économie de marché et de la véritable nature du développement économique.

L'économie moderne trouve ses origines dans le siècle des Lumières, au XVIIIe siècle, avec la révolution industrielle comme contexte concret. C’est pourquoi l’économie s’est développée dans une direction dominée par la rationalité instrumentale et s’appuie largement sur des métaphores issues de la physique, concevant les activités économiques comme des “ machines ”. En conséquence, des concepts et des méthodes analytiques tels que l’équilibre, l’optimisation, la maximisation, le contrôle et la régulation sont devenus les principaux outils de réflexion de l’économie.

Placer la “ haute qualité ” au cœur de l’analyse des implications politiques majeures constitue un défi pour l’économie. Dans le cadre théorique de l’économie moderne, la “ qualité ” est essentiellement un facteur “ abstrait ”, généralement attribué à des éléments “ supposés constants ” ou remplacés par le prix ; en d’autres termes, on suppose qu’elle est relativement stable. La qualité des produits à prix élevé est supérieure à celle des produits à prix inférieur, ce qui correspond à ce que l’on appelle “ une qualité élevée et un meilleur prix ”, hypothèse que l’on peut qualifier de symétrie “ qualité-prix ”.

Le développement économique de notre pays est entré dans une nouvelle ère. Afin de maintenir un développement durable et d’atteindre les deux objectifs du centenaire, nous devons de toute urgence explorer les moteurs et les transformations du développement économique de notre pays dans cette nouvelle ère. La théorie de la croissance consiste à explorer en permanence le moteur fondamental du développement, et ce moteur réside dans l’innovation. L’évolution de la structure industrielle et des moteurs du développement industriel de notre pays montre que les secteurs primaire, secondaire et tertiaire ont tour à tour joué le rôle de moteur principal. À différentes étapes du développement industriel, leurs moteurs de croissance varient. Tous reposaient initialement sur le capital matériel, mais les facteurs de production, tels que la main-d’œuvre, ont évolué vers l’innovation. À l’aube de cette nouvelle ère, le principal moteur du développement des secteurs primaire, secondaire et tertiaire de notre pays est désormais l’innovation. L’innovation est le moteur du développement de haute qualité de mon pays dans cette nouvelle ère. Sous l’impulsion de l’innovation, notre pays passera d’un modèle reposant sur l’investissement en facteurs de production et sacrifiant l’environnement au profit du développement, à une transformation et une modernisation axées sur la modernisation du secteur des services et le développement d’une industrie manufacturière de pointe, l’urbanisation approfondie et l’innovation technologique, etc. Afin de mener à bien la transformation des moteurs d’un développement économique de haute qualité dans cette nouvelle ère, nous avons proposé que les entreprises misent sur l’innovation, notamment en opérant une transformation dynamique de la position dominante de mon pays.

Bien sûr, les économistes ne sont pas sans savoir que la finalité ultime de la production est de répondre aux besoins concrets de la vie des gens, c’est-à-dire d’obtenir des produits utiles, et que ces soi-disant “ produits utiles ” présentent en réalité des caractéristiques qualitatives concrètes bien définies. Cependant, la finalité ultime de la production n’est pas nécessairement l’objectif direct du comportement économique. De plus, si les individus ne produisaient que pour leur propre usage, c’est-à-dire s’ils assimilaient complètement la finalité ultime de la production à son objectif direct, la productivité s’en trouverait fortement limitée, car une telle économie naturelle autosuffisante exclut de fait toute possibilité de division sociale du travail. Par conséquent, la société humaine est vouée à évoluer vers une économie d’échange (économie de marché) fondée sur la division du travail, et les produits deviennent des marchandises, c’est-à-dire des produits fabriqués en vue d’un échange. Ainsi, l’objectif de production de chaque producteur passe de la fourniture d’une valeur d’usage pour lui-même à l’obtention de la valeur d’usage fournie par l’autre partie, en contrepartie de la fourniture d’une valeur d’usage à autrui. À ce stade, l’attrait qualitatif reflété dans la valeur d’usage du produit ne se concentre plus sur la qualité des produits que l’on consomme, mais sur la capacité de l’autre partie à reconnaître et à accepter la qualité de la valeur d’usage du produit. Adam Smith (1983) a déclaré : “ Quiconque souhaite faire des affaires avec autrui doit d’abord en faire la proposition. ».

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